07.10.2008
Mouais bis
Bon alors je vous livre ici la deuxième version ( en attente d'une troisième), de ce qui restera sous le nom de "la bouse poétique affligeo-dépressive de dame Cyanure".
N'empêche je m'amuse ^^
Aujourd'hui j'habite une tour
Que j'ai construite de mes mains
Et chaque brique représente un jour
Où j'ai été déçue par quelqu'un
Aux murs de mon salon
J'ai pris soin d'accrocher
Une singulière décoration
Au goût parfois discuté
Une formidable farandole
D'étonnantes têtes empaillées
Qui sont le funèbre symbole
De ma colère ô combien méritée
On y trouve pêle-mêle
Dans le désordre le plus grand
Quelques affreux caractériels
Et pas mal de vils manants
Parmis ces oeuvres il y en a deux
Vers qui se tend ma préférence
Personnifiant le sentiment délicieux
D'avoir pu exécuter une juste vengeance
Il y a cette rivale bien trop belle
Pour pouvoir le rester plus longtemps
Sa tête gisant aujourd'hui à côté de celle
Traîtresse, d'un ancien amant
Dans ma chambre plus haut dans les étages
Pour le regard c'est un autre registre
Rien d'autre que le blanc virginal des nuages
Pour oublier le monstrueux et le sinistre
Là dans ces hauteurs immaculées
Où tout est douceur et blanche apothéose
On en viendrait presque à oublier
Que c'est un monstre qui ici se repose
Il a fallu attendre l'indicible trahison
Pour que ma nature véritable se révèle
Aujourd'hui pour moi, il n'y a plus de pardon
Car je suis un ange à qui on a coupé les ailes
22:29 Publié dans mes blablas | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cyanure, poésie



Commentaires
très beau dans la désespérance de l'esprit..j'aime beaucoup ces côtés contrastants..bisous ma belle
Ecrit par : maryk | 08.10.2008
J'aime! ^^
Ecrit par : Goupil | 08.10.2008
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