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23.03.2008

Film Culte

Il est temps que vous fassiez connaissance de l'un de mes films cultes. Je le regarde au moins une fois par an, généralement la nuit de nouvel-an. Je suis super fan de ce film, qui est un vrai film culte aux états-unis (et aussi un peu dans le reste du monde). Je l'ai découvert par hasard il y a une dizaine d'année alors que je cherchais désespérement un film avec Tim Curry, acteur ayant interprété avec un immense talent le clown dans "ça", le film tiré du bouquin de Stephen King. Il a probablement réussi à rendre la moitié des gamins clownophobe avec son interprétation magistrale.

 Donc je cherchais un film avec le monsieur quand je suis tombée sur ça : The Rocky Horror Picture Show. Intriguée par le nom et le synopsis, j'achetais le dvd et commençais à le mater. Bien m'en a pris. Je suis une inconditionnelle de ce film et je tenais à vous en faire profiter. 

 

Un ptit lien youtube avec Tim Curry dans le rôle de Frank N Further, le mec dans l'ascenseur. Vous remarquerez Susan Sarandon dans le rôle de Janet et Barry Bostwick (le maire dans Spin city) dans le rôle de Brad. Enjoy !

 

 

19.03.2008

Le passage


podcast

bon alors je suis une grosse merde niveau bidouillage, me rends-je compte. Genre là je voulais vous faire partager un texte que j'ai écrit ya pfiooooooooooooou, au moins. là je viens de tester un truc... lire un de mes textes... et le bidouiller au format mp3.

si, comme je le pense personne n'arrive à l'entendre, le voilà :

 

e ne comprends pas ce qui m'arrive. Il y a quelques heures, j'étais tranquillement en train de regarder un film au cinéma avec une bande de copains et là, je suis otage dans le même cinéma, prisonnière avec mes amis d'un groupe de gens pas content. On se regarde, on essaie de se soutenir au mieux, dans le silence. Pas un bruit, pas un murmure pour combler ce vide angoissant. Les terroristes nous encerclent, leur chef parlemente au téléphone, s'emporte, hurle des mots que je refuse de comprendre. Il dit qu'il va tuer, qu'on doit le prendre au sérieux. J'ai peur. Il raccroche, s'approche de nous et nous regarde. Tout ce que j'arrive à penser c'est : « pas moi ». Comme chacun d'entre nous. « N'importe qui mais pas moi ». Il va vers un des hommes et lui dit quelque chose à l'oreille et sort de la salle.
Nous sommes une trentaine, assis devant l'écran. Il fait chaud, l'air est moite, des odeurs de vieux pop-corn et de transpirations s'enroulent autour de nous. Mais la pire odeur, c'est celle de la peur. Le type à qui le chef a parlé s'approche de nous. Instinctivement on se resserre. Il nous explique que les autorités ne veulent pas marchander, alors qu'il faut les convaincre. Il demande si il y a un volontaire, comme si il pouvait y en avoir dans ce genre de cas. Il s'approche de mon meilleur ami, lui demande de se lever. Il l'emmène dans le hall d'entrée du cinéma. Je voudrais me lever, hurler, faire quelque chose. Je n'arrive pas à réfléchir, je ne sais plus ce que je dois faire. Une mouche se pose sur mon bras. Cela suffit à me sortir de ma torpeur. Je cours vers la porte, l'ouvre et me fais arrêter par l'un des hommes. Je vois mon meilleur ami, agenouillé, les mains sur la tête. Le chef est derrière lui, un téléphone dans la main gauche, un automatique dans la main droite. J'hurle. Je leur dis que je suis volontaire. Le chef hausse les épaules. Mon meilleur ami me regarde avec stupeur. Je souris piteusement. J'aimerais lui dire quelque chose d'intelligent, quelque chose qui sonnerait comme une belle dernière phrase, mais je n'y arrive pas. On le force à se lever et moi on me pousse dans sa direction. Je sais que je pleure, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi. Il me regarde et me demande pourquoi je fais ça. Je lui dis « parce que c'est toi ». Il m'embrasse. Je sais qu'il le fait plus par devoir que par envie. Il ne m'aime pas. Je le savais. Le chef m'observe et me demande pourquoi je veux me sacrifier pour ces gens. Je lui réponds que j'ai l'espoir que ça servira à libérer les otages. Tous les otages. Il ne me croit pas une seconde. Moi non plus d'ailleurs. Il me prend le bras et me tire au centre du hall. Je suis juste devant les portes vitrées. La police est là, à quelques mètres. Mon cœur s'emballe. Il y a peut-être un espoir finalement. Le chef reprend le téléphone et dit qu'il veut avoir ce qu'il a demandé tout de suite, ou l'otage trinquera. Je les supplie silencieusement. « Donnez lui ce qu'il veut, une voiture, un blindé, un hélico ou un porte-avion, mais donnez-lui ce qu'il veut »
Je ferme les yeux. J'attends. Je ne pense à rien, je n'y arrive pas. Je ferme les yeux tellement forts que j'en ai mal. Puis soudainement, je vois tout. Y compris mon corps sur le sol. Mon sang qui s'écoule de ma tête sur le tapis et qui y progresse jusqu'à le recouvrir. C'est fini. Je suis finie.
A côté de moi, j'entends une voix, celle d'un copain d'école trop tôt disparu. « T'en a mis du temps fillette ». Je me retourne, je le vois tel qu'il était à l'école. Il est assis sur un siège de cinéma fantôme, à quelques mètres du sol. Il me fait signe de l'y rejoindre. « Tu sais, la vie, la mort, tout ça, c'est qu'un passage. En attendant de passer plus loin, prends du pop-corn et regarde le film. C'est une histoire de prise d'otage. Je connais la fin, ça se termine bien »
C'est déjà ça.