14.08.2008

Et bla bla bla bla

Aujourd'hui était mon dernier jour de travail de la semaine. Oh ben punaise c'est agréable. Demain ya mariage tontesque (de mon oncle quoi) et le surlendemain mariage de l'ex de mon oncle. Je trouve ça complètement fou. Et drôle ^^

C'était forcément interminable comme journée. Ce matin, de la peine à émerger, la tête dans l'orifice anal quoi. Je suis  super souple en fait. ah ah. haem. Après un ptit voyage en train en compagne de dame ma tante (salut toué) le boulot et tout ce qui va avec. Joie de vivre, bonheur incandescent toussa toussa. Et ce soir, après le cravail, une collègue-copine me ramène à la maison "comme ça tu seras plus vite chez toi" vous pensez bien que j'ai apprécié.

Arrivées devant l'immeuble, je lui propose un tit café et elle me dit "nan c'est gentil, j'ai envie de rentrer chez moi et de me vautrer sur le canapé et regarder des trucs débiles à la télé". Ce qui était un copié-collé de mon propre programme de la soirée d'ailleurs. Il était 19h45. Et puis là, soudain, tout à coup, vla t'y pas qu'on commence à papoter. Dans la voiture. On s'allume une clope (oui je sais c'est mal) on papote on rigole on discute on se dit des choses tristes, on se raconte nos vies quoi. comme d'habitude. On déplace la voiture parce qu'elle gênait le passage mais on reste dedans pour continuer de blablater tranquille. Et bla et bla et bla...Quand j'ai allumé ma quatrième clope et que j'ai remarqué qu'il commençait à faire drôlement sombre on s'est rendue compte d'un truc marrant. Il était 22h05. On est donc restée plus de deux heures dans la voiture. Qui était devant chez moi. On avait l'une comme l'autre le gosier déséché à force de papoter. A ma décharge, à chaque que je lui ai proposé de venir le boire ce bon dieu de café elle m'a répondu "nan mais je vais y aller là".


Non mais je vous jure... ya qu'avec elle qu'il nous arrive des trucs comme ça. On aurait été obligées de rester dans la voiture on aurait râler hein. Des fois je m'inquiète sur l'état mental de mes connaissances et de moi-même. Pis après je me souviens. On est folles. C'est normal. Et c'est comme ça que je nous aime.

12.08.2008

Aigre doux

Chaloute les zenfants.


Oui je sais je suis absente depuis quelques temps et c'est mal.

 

Vendredi j'ai eu ma peut-être dernière séance de rayon de la mort de la tumeur. Je suis épuisée.Si tout va bien, mes squatteuses devraient se barrer sous peu. J'ai pas reçu d'avis de leurs avocats comme quoi elles comptaient faire appel. On croise les doigts.

 

Lundi (hier donc) je suis allée à l'enterrement du papa de mon futur beau-frère. C'était effroyablement triste. Dur de voire souffrir les gens qu'on aime. Dur de se sentir nulle de pas réussir à défiler devant la famille par peur de sombrer dans le mélodrame des grandes pleureuses.

 

Hier toujours, un enfant de 5 ans est mort à 300 mètre de moi et je n'ai rien vu. J'étais trop occupée à attendre que mon père m'amène au boulot. Je n'ai pas vu l'hélico, l'ambulance. Je n'ai pas entendu les cris de sa mère. J'étais trop préoccupée d'arrivée à temps. Un ptit ange a rejoint le ciel ou le grand néant c'est au choix et moi je pestais sur ma montre.


Hier soir un appel de ma future tante (elle épouse mon oncle ce vendredi) m'a annoncé que éventuellement peut-être j'aurais une possibilité hypothétique d'avoir un appart à neuchâtel fin septembre.


Dans un mois jour pour jour ma soeur deviendra une Madame.


A noël prochain je devrais être tata gâteau à vie.


mes pensées sont aigres-douces, avec un soupçon d'amertume. Il parait que c'est ça la vie.

 

Pendant que j'y suis, mea culpa pour les nons réponses à vos commentaires. Je les lis hein, mais j'ai une flemme atroce en ce moment. Alors merci pour vos messages, c'est pas parce que je réponds pas que je vois pas. et ça me fait plaisir... allez, je vous colle un bisou !

21.07.2008

Papotage, première

Peut-on être une jeune femme de 28 printemps saine d'esprit à défaut de corps et vivre heureuse ?

Je m'interroge. Gravement. Car je suis une jeune femme de 28 printemps saine d'esprit à défaut de corps et je ne suis pas entièrement heureuse. D'ailleurs qu'est-ce que le bonheur finalement ? On a chacun notre point de vue sur ce Graal moderne. 

Etre mariée, avoir des enfants, une maison, une barrière blanche et deux golden retrievers qui courent dans le jardin (allusion subtile à Grey's anatomy) ?

Avoir un job épanouissant, une vie sociale d'enfer ?

Faire l'admiration de son entourage par son dévouement envers une cause ?

Avoir un talent quelconque et savoir l'exploiter ?

Qu'est-ce qui me rendrait véritablement heureuse finalement ?

Je ne suis pas le genre de femme à vouloir me marier à tout prix. Non. Parce que pour moi les relations avec le sexe opposé sont compliquées et jalonnées d'expériences cruelles et ou tragiques. Si.  Je n'arrive pas à faire confiance à l'autre. Quel qu'il soit d'ailleurs. Homme ou femme. J'ai de la peine à me confier à mes amis. Je me soigne certes, et j'ai su me créer une petite troupe de choc. Mais mes relations avec les hommes sont... difficiles. De par mon physique je n'attire pas les regards masculins. Et dès lors que quelqu'un fait mine de s'intéresser à moi, je suis plus aveugle que Gilbert Montagné. Et si par hasard je remarque quelque chose, je pars en courant dans la direction opposée. Mouais. Je suis de celles qui finiront leurs jours en vieille fille. Bah, ce n'est pas si mal finalement. Et puis ne pas pouvoir avoir d'enfants n'aide pas. En général les mecs qui tombent sur une fille comme moi, faut pas se leurrer, c'est pour perpétuer la lignée. Or je ne peux. Je suis un peu amère par moment. Triste aussi. Mais disons que c'est un point sur lequel je suis claire depuis un moment. Seule je suis, seule je resterai. On va pas sortir les kleenexs, c'est la vie, on peut pas toujours avoir ce qu'on veut alors on fait avec ce qui nous reste. Et ce qui me reste n'est pas si mal. 

Bon niveau job, c'est clair que je ne suis pas à ma place. Je viens d'apprendre que mes cours de calligraphie avaient été annulés. En même temps... est-ce si étrange ? qui d'autres que moi en ce monde aime encore écrire à la main et passer trois heures sur un texte de 12 lignes quand on peut le faire en trois minutes avec une bonne imprimante et quelques polices d'écritures marrantes téléchargées sur le net ?

ma vie sociale... ouais... bon... c'est pas la fiesta, mais ça va. 

Mon talent... je l'ai. Je le connais. J'écris bien. Si. Mes textes sont bien. pas tous hein, il y a toujours quelques ratés mais dans l'ensemble j'écris très bien. L'exploiter, ce talent là ? oui alors tout de suite, je ne suis pas certaine de l'exploiter correctement. je me promène sur divers forums, je reçois des félicitations ou des encouragements à faire mieux, mais... je n'ai jamais osé envoyer un seul de mes textes à un éditeur. La trouille. Et puis je n'ai rien de très aboutis. Pas de romans, juste des blablas. Et les éditeurs se foutent des nouvelles, ce qu'ils veulent ce sont des romans. 

 Le bonheur pour une femme comme moi ne passera pas par ça. 

Il passe par mes amis et ma famille. Qui me soutiennent, me remontent le moral ou les bretelles, qui me disent de pas laisser tomber, de continuer plus avant et de ne pas me laisser sombrer dans la mélancolie. Mon bonheur ? mes amis. 

 

et franchement y a pire.