25.06.2008

Lost again

Ben les enfants me vla bien. Vous le savez certainement je suis accroc aux séries. Dr House (hmmmm quel homme), Grey's anatomy, private practice, pushing daisies, les desperate, californication, The L word et encore tout un tas de séries... J'avais salement accroché à la première saison de Lost. Pis la deuxième m'avait soulé (Jack particulièrement, il me tape sur le système le garçon. Sawyer par contre... enfin bref). Ce soir alors que je m'ennuyais devant ma télé je zappe. Et je tombe sur les épisodes 1 et 2 de la saison 4. Maaaaaaaazette.... mais quelle erreur. J'ai replongé. J'avais pas fait de piqure de rappel anti-lost et hop, j'l'ai de nouveau attrappée. Comme j'ai pas maté la saison 3, je comprends plus rien. Alors devinez un peu qui vient de trouver les résumés de tous les épisodes de la saison 3 et est en train de les imprimer (110 pages quand même) ?

 

c'est bibi. 

 

ouais. Alors du coup je ne résiste pas à l'envie de vous copiez-collez ici une fan-fiction sur LOST que j'avais écris il y a fort fort longtemps. 

 

et sous vos yeux ébahis... de quoi vous passez le temps. 

 

Fanfiction sur le thème de la série LOST, plus un exercice de style qu’autre chose ! Mais je me suis bien amusée je dois avouer… Pour situer on est là aux environs de la deuxième saison


Sawyer était assis face à l'océan, le dos appuyé contre un palmier, une légère brise ébouriffant ses cheveux. Il regardait la mer sans vraiment la voir, absorbé par les vagues de souvenirs qui l'assaillaient depuis qu'il était arrivé sur l'île. Avant il ne pensait jamais à son passé, du moins il le faisait le moins possible. Ici il avait trop de temps libre et il n'aimait pas ça. Il sentit que quelqu'un l'observait derrière lui. Kate sans doute. Oui, ça devait être Kate... Il avait cette étrange sensation sur la nuque quand elle l'observait.



- Alors Tache de rousseur, on a de la peine à s'éloigner de moi?


- Que veux-tu Sawyer, il y a des calamités qu'on ne peut pas éviter. Ecoute, c'est sérieux, il faut aller à la trappe, Jack et Locke ont convoqué tout le monde.


- Convoqué?? Superman et Monsieur Propre convoquent?


- C'est grave et ils ont estimé que tu devais être là.


- Quoi? ces messieurs ont besoin de moi? Captain Cavern vient manger au campement et ils ne savent pas quoi lui offrir comme apéritif?


- Sawyer!! Une jeune fille a disparu, alors tu te tais, tu m'accompagnes et tu nous aide ou tu restes dans ton coin à méditer sur la pousse des algues après la pleine lune. C'est toi qui voit.

Hurley contemplait le mur de la Trappe, puis son regard glissa sur le compteur avant de finir sur l'écran de l'ordinateur. Son visage se rembrunit. Il aimait pas ça. Oh non, il aimait vraiment pas ça. Quand on lui demandait son avis, ce qui était relativement rare depuis son pétage de plomb à l'ouverture de la Trappe, il levait les yeux au ciel et soupirait. Puis il gromelait que personne ne le prenait jamais au sérieux quand il donnait son opinion. il n'aimait pas cette île. on y trouvait trop de choses bizaroïdes. L'ours polaire, les murmures, Rousseau, les Autres, les nombres maudits... Il ne pensait plus qu'il était responsable du crash, mais qu'il avait été manipulé par une force cosmique maléfique, ce qui, avouons le, n'était guère mieux. Ainsi lorsque Jack lui avait demandé de retourner voir chaque survivant afin de savoir quels étaient leur talent, histoire de voir si ils pouvaient être utiles à quelque chose, il avait pris la liste avec joie, se disant que ça lui changerait les idées. Accompagné de Libby, il fit le tour des passagers et obtint des tas de renseignements. En comparant les listes, il sentit une vague de froid l' envahir. Quelqu'un manquant à l'appel. Leonora Caldwell, 25 ans, originaire de Wellington, nouvelle-zélande. Il ne sut pas ce qui l'effraya le plus. Qu'elle ai disparu sans que quiconque ne le remarque ou le fait qu'il ne souvenait même pas l'avoir vu.
Comment était-ce possible? C'est Locke qui répondit à sa question, une fois que tout le monde avait été rassemblé dans la Trappe.



- sur la quarantaine de rescapés, il n'y a que ceux réunit ici que nous connaissons véritablement. Une dizaine de personne. Le quart des survivants. Nous avons formé un groupe séparé des autres... Avec tout ce qui est arrivé, nous avons négligé nos compagnons...


- Je connais son nom, mais je n'arrive pas à me souvenir de son visage. Dit Jack. Comment la retrouver? Doit-on la retrouver?


- Il va falloir que l'on s'organise. Ana-Lucia j'imagine qu'avec votre métier vous avez du affronter des disparitions et vous savez ce qu'il convient de faire? demanda Locke



La jeune femme se leva. Comme d'habitude, le visage fermé, presque agressif. le visage de quelqu'un qui a l'habitude qu'on l'écoute et pas d'écouter.



- Nous devons interroger les autres rescapés, trouver l'endroit où elle dormait, fouiller ses affaires. Déployer 3 équipes de 2-3 dans les alentours immédiats afin de découvrir des indices. Sawyer?


- Oui mdame?


- J'ai dans l'idée que tu dois avoir une certaine technique dans la violation des biens d'autrui... Tu viendras fouiller ses affaires avec moi.


- J'ai toujours rêver de me perfectionner dans cette matière. Tu m'apprendras la fouille corporelle? ricana t'il, sardonique.


- Hélas pour toi je n'ai pas de gants de latex....



Pendant que les autres se répartissaient les tâches, Ana-Lucia et Sawyer fouillaient l'endroit désigné par les autres rescapés comment étant le "dortoir" de Leonora. Ils n'avaient que peu d'information sur la jeune femme. Une solitaire qui parlait peu, qui passait ses journées loin du campement, partant à l'aube revenant à la tombée de la nuit. On ne l'avait pas vue depuis deux jours. Ana-Lucia demanda à Locke de l'accompagner vers l'est, là ou Leonora partait chaque matin, laissant à Sawyer le soin de fouiller les valises de la jeune femme.

Sawyer les reconnut immédiatement. Il s'agissait de valises qu'il avait récupéré après le crash mais qu'il n'avait pas eu le temps de forcer. Il comprit qu'à son départ, la jeune femme avait repris possession de son bien. les valises étaient ouvertes, elles contenaient quelques vêtements, des petits carnets noirs numérotés et une dizaine de stylos.
Il se mit à son aise et ouvrit le cahier portant le numéro 1. Bingo, il s'agissait d'un journal intime. Il se demanda ce que cette petite dinde de Leonora pouvait raconter de si passionnant sur une quinzaine de carnets...


Il fut d'abord surpris par l'écriture, élégante et légérement désuète. Il commença à lire, vaguement curieux. Au fil des pages, la curiosité se mua en intérêt puis en total stupéfaction. Lorsqu'il reposa le dernier carnet, il courut à la Trappe.

 





Journal de Leonora Caldwell





Je suis un fantôme, invisible par ceux qui m'entourent, je traverse la vie comme on traverse un pont suspendu. en faisant attention de ne pas tomber. Or je suis tombée. D'un avion. Vol océanic 815, Sydney-Los Angeles. Enfin... l'avion s'est scindé en 2 ou 3 parties avant de s'écraser sur une putain d'île déserte.


Il s'est déjà écoulé 50 jours depuis le crash. Je n'ai aucun espoir d'être secourue. J'aurais pu sombrer dans le désespoir, mais avoir retrouver mes affaires m'a curieusement boosté le moral. Miraculeusement épargnées, Sawyer avait mis la main dessus avant moi. Même en lui prouvant que ces valises m'appartenaient, je n'aurais pas pu les lui reprendre...
" Ce que je trouve est à moi " semble être une de ses devises. De même que " Je m'aime donc je suis" et "Et après moi le déluge".


Un type assez marrant en fait ce Sawyer. Charmant parfois, pour peu que l'on possède quelque chose qu'il désire du moins. C'est un opportuniste. Oh, je ne le blâme pas. Je suis assez partisane du "chacun pour soi et Dieu pour tous".


Il me fait penser à mon père, qui était un genre d'escroc. Je ne dis pas que Sawyer l'est également, mais je comprends mieux mon père à travers ce type.



William Caldwell, ce respectable salopard. Cette ordure tendre. Mon père. Cela fait 8 ans que j'ai vu mon père pour la dernière fois. et durant tout ce temps j'ai vainement tenté faire ce qu'il m'avait demandé. L'oublier. Je n'ai pas pu. Et depuis que je suis sur cette île, je n'arrête pas de penser à lui. Je l'ai rencontré pour la première fois à l'âge de 15 ans. ma mère m'a élevée suele dans un coin paumé de Nouvelle-Zélande. Elle avat fuit les U.S.A un peu avant ma naissance et s'était réfugièe dans l'endroit le plus invraisemblable de la création (hormis cette île) . Jonestown, 124 habitants. Ma mère n'était pas maternelle, pas démonstratrice. Je pense qu'elle m'aimait, mais elle ne me l'a jamais montré. Elle disait qu'elle avait traversé la moitié du monde pour cacher sa honte. C'est à dire moi.



A 15 ans, un homme s'est présenté à la porte. Ma mère lui a ouvert et est tombée dans les pommes. Elle a fait quelques attaques puis elle est morte. L'homme était mon père, nous avons vécu ensemble 3 ans. Le jour de mes 18 ans, il m'offrit un collier et un pendentif, m'emmena dîner dans un grand restaurant et me promit une surprise pour le lendemain. A mon réveil, il avait disparu, emportant toutes ses affaires. Il n'avait laissé qu'une lettre et une cassette vidéo.



Je la mis dans le magnétoscope et me vit en train de dormir dans mon lit. Puis la caméra sortit de ma chambre, fut fixée sur un trépied en face d'un fauteuil et mon père s'assit sur l'antique siège. J'ai tant regardé ce film que je le connais par coeur...



"Ma chère Leo, je te souhaite un merveilleux anniversaire. Te voilà dans la cour des grands. Aujourd'hui tu prends posession de ton héritage. Ta mère était une femme redoutablement belle, merveilleusement intelligente et monstrueusement riche quand je l'ai rencontrée. Je ne te mentirai pas, c'est sa richesse qui m'a attiré. Ma chérie, je ne suis pas un homme bien. Certaines personnes aimeraient me voir mort et je ne peux pas leur donner entièrement tort. Je suis égoïste, menteur, voleur. J'aime l'argent facile et les belles femmes. Je suis loin d'être un ange. J'ignorais totalement que ta mère était enceinte quand je l'ai quitté. Et pour être franc, cela n'aurait rien changé. Il y a 4 ans, j'ai reçu un chèque de ta mère et une longue lettre. C'est la lettre que je te laisse, tu apprendras beaucoup de choses importantes. Comme le fait que ta mère t'aimait... Ma douce Leo, je suis venu vers toi par intérêt. Mais je suis resté parceque je t'aimais. Durant ces trois années, j'ai pu être l'homme que j'aurais du être si la malchance ne m'avait pas frappé si souvent. Pendant trois ans, j'ai pu me voir dans tes yeux comme étant un type bien. Mais aujourd'hui je dois te mettre à l'abri. Rester auprès de toi serait un rêve, mais je ne peux le faire sans te mettre en danger. Pardonne moi si tu le peux, vis tes rêves, deviens quelqu'un de bien et méfie toi des hommes trop charmeurs... N'essaie pas de me retrouver, peut-être que nous nous reverrons un jour... Sois heureuse ma fille, je t'aime"



La lettre de ma mère me bouleversa encore plus que la vidéo de mon père. Elle expliquait que les longues années écoulées ne lui avaient pas laissé la possibilité de l'oublier puisque de leur union éphémère était née une fille. Elle lui raconta sa détresse quand il l'avait abandonnée, sa colère quand ses parents avaeint voulu la faire avorter, son intense chagrin quand elle s'était inclinée face à ses parents. Elle acceptait de quitter les USA pour une lointaine destination en échange d'un héritage intéressant pour son enfant.



Elle lui expliquait que ses parents étaient mort sans qu'ils se soient revu ou même pardonné. Et qu'elle venait d'apprendre qu'elle avait une maladie cardiaque mortelle. Elle refusait que sa fille soit élevée par le restant de sa famille aux USA, refusait que sa fille soit placée dans un orphelinat de luxe. Elle lui envoyait un chèque de 1 million de dollars pour prendre soin de sa fille, sachant qu'à moins que ça il ne se déplacerait mêem pas... "Ma fille, notre enfant, est la plus belle créature que j'ai jamais vu. Elle a ton regard bleu-vert et mes cheveux noirs, mais par dessus tout, c'est sa bonté qui me rend fière. Peut-être parviendra t'elle a faire de toi un homme bien, mais ne t'avise pas de la spolier de son héritage sinon je transmettrai par delà la mort et par les bons soins de mes avocats ta nouvelle identité à ceux qui la désirent mortellement...."

J'avais 18 ans, j'étais orpheline et pleine aux as... J'entrais dans l'armée néo-zélandaise pour 6 ans, parcourant le monde afin de me rendre utile... Je quittais les forces d'élites quand les détectives privés que j'avais mandaté m'annoncèrent avoir retrouver la trace de mon père, d'abord aux états-unis, puis une année après à Sydney. Je le cherchais partout, me raccrochant à un espoir fou, celui d'avoir à nouveau une famille. Il y a près de deux mois, on m'annonça qu'il avait été vu à Los Angeles. Je pris le premier avion pour LA. Le vol océanic 815.

J'allais retrouver mon père, j'en étais persuadée. Au lieu de ça je découvris Sawyer... l'un des noms d'emprunts de mon père... le nom de ce type détestable qui prend un malin plaisi à jouer les mauvais garçons, mais qui reste scotché aux basques du groupe des joyeux survivants, le club des héros de l'île.



Nous ne sommes que 40 et des poussières, et pourtant Jack, notre bien aimé docteur ne se souvient jamais de mon nom. Lui et sa bande parcourent l'île, découvrent des secrets et n'en parlent jamais aux pauvres et simples mortels que nous sommes. Aucun ne s'est demandé si je pourrais leur être utile. Je ne fais pas partie du groupe. J'ai passé mes journées à observer, à suivre les membres de ce club officieux, je sais exactement tout d'eux. J'ai surprise plus d'une conversation. je sais tout. Et je sais que mon père est le responsable de la mort des parents de Sawyer... Que mon père est le "Sawyer" de Sawyer. Et que les Autres savent tout cela également. Demain j'irai les trouver. je sais où ils sont. Demain j'aurai les réponses à mes questions. Ou je mourrais.